yannick
Pour commencer l'édito , je tenais à remercier tous nos partenaires pour leur présence aux 32ème Journées de la Restauration Hospitalière qui se sont déroulées dans le cadre du Palais des Congrès la Fleuriaye à CARQUEFOU (44). Environnement exceptionnel, à taille humaine qui permet de conserver la convivialité, la proximité avec l'ensemble des participants, visiteurs ou professionnels, d'enrichir les échanges et d'ouvrir les discussions. Je profite de l'occasion qui m'est faite pour remercier le remarquable travail réalisé par la délégation ACEHF des Pays de Loire,

sous l'impulsion de son Président, Laurent LUSSAGNET, pour organiser ce salon qui restera une référence. Un grand merci également aux différents intervenants qui, une fois encore, ont réussi à captiver l'assemblée.Et vous vous demandez certainement pourquoi ce titre ? Il ressemble davantage à un coup de gueule, une supplique à nos dirigeants.

En effet, j'ai le sentiment que depuis quelques temps tout nous échappe dans le milieu hospitalier public : réduction de personnel, pas de remplacement, salaires gelés depuis de nombreux mois. La restauration collective autogérée est en pleine tourmente, mutualisation, fusion, rapprochement de sites, économies d'échelle, réduction budgétaire, la liste n'est pas exhaustive et peut se résumer en un seul mot. ECONOMIES !!!
Plusieurs pistes sont évoquées, notamment la proposition de travailler avec les petites entreprises, en circuits courts, pour relancer l'économie locale, excellente idée s'il en est quoiqu'utopique dans la mesure où la plupart des établissements de Santé sont réunis en Groupements de Commandes Régionaux ce qui exclus d'office ce genre de pratiques qui font l'unanimité au sein des directions des achats souhaitant respecter à la lettre le Code des Marchés Publics. Que faire, comment agir et réagir, qui suivre dans cette démarche, Ministère ou Directions... Il serait bon de trouver une logique, une politique d'achats qui permette de répondre aux attentes de l'ensemble des acteurs économiques. Autre piste, encourager le BIO, comme le chante si bien Annie Cordy, « j'voudrais bien mais j'peux point » car où trouver l'argent pour se permettre d'acheter plus chers des produits issus de la culture biologique surtout s'il faut les importer de pays se trouvant aux antipodes, logique quand tu nous tiens !!!!
En voulant uniformiser à n'importe quel prix, toutes les cuisines hospitalières, CHU, Centres Hospitaliers Généraux, EHPAD, maisons de retraite, nous ne pourrions répondre aux attentes spécifiques des différents résidents ou patients de chaque région de France. Prenons l'exemple de résidents âgés d'une maison de retraite qui ont l'habitude des mets locaux dans un service de table de bonne facture. Il ne faut pas oublier que les équipes de restaurations ont pour devoir de répondre aux mieux aux attentes de ces personnes pour satisfaire au mieux ce moment d'exception qu'est celui du repas.
Faute de moyen et d'une réelle volonté d'écoute de nos dirigeants envers les personnes hébergées, nous constatons une dégradation constante du service que nous délivrons. N'est-il pas trop facile de dire non alors qu'un peu de bonne volonté et de bon sens permettraient de répondre aux attentes des personnes hébergées, de leurs familles ainsi qu'aux professionnels de la restauration collective pour qui faire du bon est une satisfaction de tous les instants ?
Quand j'ai commencé cet édito, je ne vais pas vous le cacher, je ne pensais qu'à exprimer le ras le bol de toute une profession mais, ce qui est certain à ce jour, grâce à toutes les associations AJIR, ACCOT, AFDN, RESTO'CO, UDHIR, UPRT, l'ACEHF, désolé pour celles que j'aurais pu oublier, nous essaierons de défendre au mieux les intérêts de la restauration collective autogérée et le bien-être de nos résidents et patients pour qui manger est et doit rester synonyme de plaisirs.
Bonne rentrée à toutes et à tous et n'oubliez pas que l'ACEHF restera a vos côté pour défendre nos métiers.